L'oxydation poussée, la torréfaction, font un thé assez complexe qui donne dans le registre sirop/compote.
C'est un thé difficile à réussir. Les notes de torréfaction peuvent prendre le pas sur les notes fruitées dans les premiers brassages. C'est pourquoi j'infuse en mode yin.
Mes habitudes commencent à changer. Dans un premier temps j'utilisais une eau faiblement minéralisée. Aujourd'hui c'est l'eau de Volvic qui est à l'honneur.
Cela apporte une unité dans la complexité de ce thé. J'avoue que ce thé est encore bien jeune et il gagnerait à être stocké et vieilli, en arrondissant sa torréfaction.
Nous conserverons ainsi une continuité et un respect par rapport aux soins prodigués. L'ensemble oxydation/torréfaction est un travail de Maître.
Je n'avais pas saisi la dorsale gusto-olfactive, mais après plusieurs essais, je me suis décidé à apposer le terme de confiture de fraise-rhubarbe.
En bouche on arrive à trouver un certain moelleux, le liquide coule bien en gorge et encore plus profond jusqu'à l'estomac.
Pour les adeptes du Hui Gan il suffit de doser plus fort.
Merci Stéphane pour cette belle découverte. Vous pourrez voir sur son blog des photos de la plantation sauvage.

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