lundi 18 avril 2011

Jing Mei Tang 2007

Troisième et dernier épisode de la trilogie Hou De. Une jeune galette de 2007. Mais ici la valeur n'attend pas le nombre des années. Je vous l'avoue c'est ma préférée et certainement une des meilleure galette que j'aurais rencontré en 2011.


Impossible de résister à la tentation, il était nécessaire d'imager cet article avec des fleurs, tellement je suis tombé sous le charme.


Petite mise en place, je sort pour l'occasion la belle porcelaine. La tasse fine que vous avez aperçu la semaine dernière et une assiette provenant de Jing De Zhen qui va très bien sous ma théière. J'ai été surpris de voir comment ces deux ustensiles à l'aspect fragile supportent bien la chaleur.


Bon, commençons la dégustation. Après un préchauffage de la théière, je place les feuilles dedans. J'adore prendre des photos de ce moment, du premier contact des feuilles avec l'argile chaude. Je soulève le couvercle et là je suis envahis par une odeur de camphre qui vient se glisser sous mes narines. Je repose l'appareil pour m'imprégner des fragrances. Camphre, pêche blanche et compote d'abricot. Le tout dans une douceur et une présence.

Le thème de la douceur est omniprésent avec ce thé. C'est doux et subtil, preuve d'une grande qualité. Malgré qu'il soit de 2007, j'infuse court comme un jeune sheng.


En bouche c'est fabuleux, cela devient soyeux. Une dominante de menthol m'invite à la rétro-olfaction. Je ne pratique que très peu la rétro-olfaction parce que je préfère sentir l'infusion couler en gorge et la sentir descendre.

Il y a à peine une semaine, je disais avoir des lacunes en matière d'aftertast et je me consolais en me disant que cela dépendra d'un rencontre avec un thé particulier. Finalement j'ai bu les trois premières infusion uniquement en rétro-olfaction et du coup j'ai ma dose d'aftertast pour une année. L'arrière goût est présent entre chaque gorgée. Un véritable accompagnement.


Si la description s'arrêtait là, ce serait amputer une caractéristique de ce thé. Autant la gorge est sollicité, autant le corps l'est aussi. La descente de chaque gorgée rayonne au cœur et disperse dans le corps des vagues de relaxation physique. Quand les vagues se calment, un effet tonique apparait et invite au mouvement. C'est une relaxation physique dans une tonicité musculaire.

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En conclusion voici une galette qui vaut bien son prix. Un investissement pour l'avenir et je compte bien la laisser vieillir en la sortant parfois pour un plaisir personnel ou offrir une dégustation à des amis connaisseurs.

Un thé doux, subtil, complexe, qui sait parler à l'étage laryngé et à l'étage cardiaque. Déjà très bon à consommer maintenant, et en même temps très prometteur...

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La dégustation a commencé le dimanche en début d'après-midi et se continue encore le lundi en fin d'après-midi. Je compte bien la poursuivre en soirée avec des infusions plus longues pour expérimenter les limites de l'endurance de ce thé.

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