Section philosophie : La relation avec la plantation - Qu'en est-il de l'utilisation du chimique?Claude Bourguignon est ingénieur agronome spécialisé en microbiologie des sols. " Il indique que le sol, loin d'être inerte, contient 80% de la biomasse de la Terre et ne nécessite aucun engrais et donc aucun pesticide" (Wikipedia). La biomasse est la masse animale et végétale vivant sur le globe terrestre.
Rentrons maintenant dans la réflexion autour de sa théorie pour tenter de la comprendre:
La forêt est un stade évolué de la vie des sols. La végétation pousse, s'expend, et les feuilles mortes, les branches mortes retournent à la terre pour l'enrichir. Ce travail de décomposition est commencé par les insectes, viennent ensuite les bactéries et les champignons. C'est en fait bien plus complexe que cela, mais je tente de simplifier.
L'humus est la résultante de cette décomposition. Marchez sur un tapis d'humus, c'est moelleux. L'eau de pluie s'infiltre facilement et profondément. Il n'y a pas d'érosion et le cycle des "nutriments" est respecté et enrichi.

L'homme invente l'agriculture, il déboise et laboure le sol pour semer. Au bout de plusieurs années, l'humus non renouvelé s'appauvrit et le sol s'érode sous l'action du ruissellement des pluies.
Le 20ème siècle a vu l'invention des engrais chimiques pour augmenter les rendements d'un sol appauvri. Le végétal a besoin de 28 éléments pour s'épanouir, alors que les engrais n'en proposent que 3. Le fameux N-P-K.
Ceci correspond à une mauvaise médication d'un sol malade et la résultante est la mise à mort pure et simple de la biomasse de la terre agricole.
Un sol mise à nu par le labour aura pour conséquence l'appel des mauvaises herbes pour recouvrir le sol et ainsi le protéger de l'érosion. Mais l'homme du 20ème siècle a inventé le désherbant. Il ne reste à la nature que l'appel des insectes pour détruire le végétal et ainsi recréer un sol par décomposition. Et nous voilà arrivé à l'utilisation des insecticides...
Bon, j'arrête là. Vous l'avez compris l'homme moderne tue le sol, tue la biomasse des sols. Et le sol mort termine sous forme de boue dans l'eau de nos rivières. Triste.
Le sol, la terre et les champs de Claude BourguignonCa va? Vous n'avez pas vomi? Non? Continuons alors. Le sol mort génère un végétal malade et rempli de chimique qui lui même est donné en pâture aux animaux destinés à la consommation.
En bout de chaine alimentaire c'est l'homme qui se nourri d'un végétal et d'une viande malade pour se créer ses propres maladies. N'oublions pas aussi que c'est après la première guerre mondiale que les industries du chimique recyclent les usines de fabrication du gaz moutarde en usines à engrais.
...
Joies de la vie moderne. L'homme de tout temps est un destructeur, enfin certains hommes sont des destructeurs. Les autres subissent. Sans réagir d'ailleurs. Aux armes citoyens, battez-vous contre la petite voix qui s'élève sur ce blog et enfouissez-là au plus profond des oubliettes de la blogosphère.
Oubliez aussi ce blog qui depuis 10 minutes ne vous a pas encore parlé de thé.
Mon constat sur l'engrais n'est pas non plus dans un sens favorable. L'engrais agit sur un plan de "conscience" qui est occupé par l'esprit de la plante. Comme si la destruction physique de la terre agricole ne suffisait pas, l'esprit de l'engrais veut prendre la place de l'esprit du thé.
Conséquence, les saveurs et les arômes sont étouffés. Le nombre d'infusion est limité. Le goût est diminué.
Alors que va créer l'homme du 21ème siècle? Un thé aux molécules modifiées? Qui vous apportera la sécurité gustative, le nombre d'infusions voulus. Un thé issu de plantations immenses, sans âme?

Où est l'espoir? Franchement je ne sais pas. Je préfère me réfugier devant le constat de ma plante de bureau. En une année elle a augmenté du double du volume. Les fonds de tasse et les poussières de thé des fonds de tasse viennent régulièrement l'abreuver.
Les résidus des infusions de thé sont un engrais fantastique, ce n'est pas une légende. Et si le monde moderne voulait créer des engrais à base de résidus de thé. Ou faire fonctionner nos machines avec des moteurs à eau. Peut-être soignerons-nous un peu la Terre?
Carpe Diem