J'ai eu l'occasion depuis quelques temps de goûter des thés réputés. Des incontournables.
Des thés âgés, à la confection et au stockage irréprochable. Des thés qui ont fait couler de l'encre, saliver des dégustateurs. Des thés qui ont fait rêver les acheteurs potentiels et en feront rêver d'autres.
Le puer des années 70 de Teamaster.
Le Wenshan Baozhong de 83 de Teamaster
Le vrac n°16 de 83 de la maison des trois thés
Les cubes Fu Zi Zhuan de 87 de la maison des trois thés
Si vous comptez bien, ces thés ont plus de 20 ans, pour certain presque 40.
Le plaisir de la préparation est immense. De vrais préliminaires précèdent la dégustation. Le choix de la décoration, de la musique, c'est tout un ensemble. Cela va vous faire sourire, un jour j'ai même pris une douche et changé de vêtements avant de commencer ma cession de Gong Fu Cha... C'était une fin de journée.

L'infusion de ces thés est remarquable. Pas d'accroc, pas d'hésitation. Ils savent donner le sens de la marche. Ils savent nous guider. C'est du grand art.
Cependant, un aspect de ma personnalité n'accroche pas plus que cela. C'est un aspect simple et humble qui sait garder la tête froide, et ne reconnait pas le côté mondain. Comment décrire? Comment citer? Un mot, un seul me vient à esprit : "L'essentiel". C'est finalement un composante de ma propre voie du thé.
C'est enrichissant d'aller goûter, d'aller découvrir, d'aller à l'aventure avec les thés. C'est un monde riche, vaste et diversifié. Mais je suis certain d'une chose à présent, les plus vieux et les plus chers ne sont pas forcément ceux qui permettent d'aller à l'essentiel, dans ce que je recherche avec un thé. Ils ne sont pas ceux qui permettent une alchimie plus directe, une voie mieux tracée.Parce qu'il ont su traverser les années et éclairer bien des lanternes, ils sont des points de repère incontournables; à l'instar des phares de haute mer. Ils savent nous éclairer et nous conforter dans une direction, un état.




