Il est instructif de pouvoir comparer des produits proches, dans une gamme de prix identique. Trois Baozhong de la même source, l'île de Taïwan.
De belles descriptions, complètes et objectives de ces thés existent déjà sur le blog de Stéphane. Il suffit de jouer du clic. J'offrirais aujourd'hui une autre sorte de description. -Plus directe- . Basée sur les différences essentielles de ces thés, celles qui m'ont marqué.
Le bleu-vert s'accommode très bien avec cette époque de l'année. Pour être franc, dès que les rayons du soleil viennent me chatouiller les épaules, mes envies vont vers cette famille.
Le Qizhong Oolong du printemps 2008 m'a surpris par deux fois. C'est d'abord une rencontre initiatrice avec la torréfaction. Je la trouve douce, présente, pas du tout intrusive. Soit le feux c'est calmé suffisamment, soit ce niveau de rôti me convient. Plus ne m'aurait d'ailleurs pas déplu, mais je pense que cela aurait affecté le goût sur les dernières infusions et donc diminué la qualité de ce thé.
L'odeur de grillé a retenu toute mon attention sur les deux premières infusion. Et les fragrances qui s'en dégagent sont complexes.
La deuxième surprise est plutôt de taille, C'EST ce qu'il dégage.
Y'en a; sous le capot.
Difficile de retenir le couvercle du zhong, tellement ça brasse. Un thé fort. Puissant. Et, vu son équilibre, il serait instructif et révélateur de le déguster à nouveau dans plusieurs mois, voir un an ou deux.
Le Baozhong des forêt subtropicale du printemps 2010 ressemble en beaucoup de points à
celui acheté à Thés de Chine. Cependant aucun substance poissonneuse n'apparait. Deux thés proches, avec de petites distinctions. De qualité identique. Je ne développerais pas plus.
Le "jeune théier" du printemps 2010 m'a lui aussi surpris. Dans le trio je le plaçait en dernier. Erreur de jugement. Mes sens m'ont permis de me recadrer rapidement. L'âge de la plantation est trompeuse, et les soins qui lui sont apportés permettent d'offrir un excellent produit. C'est un thé plutôt féminin. De la douceur. De la fraicheur. Une texture presque huileuse (Stéphane a employé le terme soyeux). Un contraste intéressant avec le Qizhong. Son style s'accommode très bien avec la météo de Belgique, quand le soleil joue entre les nuages et que la température ambiante est plus basse que la moyenne mensuelle souhaitée.

Les multiples brassages effectués sur plusieurs jours, m'ont ammené à une interrogation. Quel serait le comportement des rendus subtils du Qizhong et du "jeune théier", en théière d'argile. Je n'utilise actuellement que la porcelaine. Mais il y a possibilité d'exploration et de recherche.