mardi 29 juin 2010

Gao Shan Luanze Oolong de Ali Shan


La rencontre avec ce thé a été provoquée volontairement parce que je ne connaissais des wulong roulés que le Tie Guan Yin et le Dong Ding, qui n'ont pas réussi à m'interpeller plus que cela.

Je n'ai malheureusement aujourd'hui pas grand chose à dire. Cela vient de moi. Je commence à devenir réceptif à cette famille de thés à faible oxydation, quand les feuilles sont torréfiées. Cependant j'ai été transporté dans des souvenirs de ballade en montagne ou l'oxygénation est autrement différente. C'est un thé d'altitude et ça se ressent.

Déçu par le zhong, j'ai revu les paramètres pour trouver un terrain d'entente avec la boisson. Ma théière de porcelaine de 18cl, est parfaite pour les infusions longues. C'est le double de la contenance du zhong, mais pas trop grand non plus. Elle permet une concentration des arômes.

Pour les amateurs de cette famille de thé je pense que les récoltes provenant de cette région méritent qu'on s'y arrête au moins une fois dans sa vie ne serait-ce que pour alimenter une curiosité, même si le prix est différent de nos habitudes budgétaires.

Ce thé ne me correspond pas, il ne m'accompagnera pas sur le chemin. Et malgré la déception face à mes attentes, c'est finalement une expérience constructive.

mardi 22 juin 2010

Baozhong et surprises

Il est instructif de pouvoir comparer des produits proches, dans une gamme de prix identique. Trois Baozhong de la même source, l'île de Taïwan.

De belles descriptions, complètes et objectives de ces thés existent déjà sur le blog de Stéphane. Il suffit de jouer du clic. J'offrirais aujourd'hui une autre sorte de description. -Plus directe- . Basée sur les différences essentielles de ces thés, celles qui m'ont marqué.

Le bleu-vert s'accommode très bien avec cette époque de l'année. Pour être franc, dès que les rayons du soleil viennent me chatouiller les épaules, mes envies vont vers cette famille.


Le Qizhong Oolong du printemps 2008 m'a surpris par deux fois. C'est d'abord une rencontre initiatrice avec la torréfaction. Je la trouve douce, présente, pas du tout intrusive. Soit le feux c'est calmé suffisamment, soit ce niveau de rôti me convient. Plus ne m'aurait d'ailleurs pas déplu, mais je pense que cela aurait affecté le goût sur les dernières infusions et donc diminué la qualité de ce thé.
L'odeur de grillé a retenu toute mon attention sur les deux premières infusion. Et les fragrances qui s'en dégagent sont complexes.

La deuxième surprise est plutôt de taille, C'EST ce qu'il dégage.
Y'en a; sous le capot.
Difficile de retenir le couvercle du zhong, tellement ça brasse. Un thé fort. Puissant. Et, vu son équilibre, il serait instructif et révélateur de le déguster à nouveau dans plusieurs mois, voir un an ou deux.


Le Baozhong des forêt subtropicale du printemps 2010 ressemble en beaucoup de points à celui acheté à Thés de Chine. Cependant aucun substance poissonneuse n'apparait. Deux thés proches, avec de petites distinctions. De qualité identique. Je ne développerais pas plus.

Le "jeune théier" du printemps 2010 m'a lui aussi surpris. Dans le trio je le plaçait en dernier. Erreur de jugement. Mes sens m'ont permis de me recadrer rapidement. L'âge de la plantation est trompeuse, et les soins qui lui sont apportés permettent d'offrir un excellent produit. C'est un thé plutôt féminin. De la douceur. De la fraicheur. Une texture presque huileuse (Stéphane a employé le terme soyeux). Un contraste intéressant avec le Qizhong. Son style s'accommode très bien avec la météo de Belgique, quand le soleil joue entre les nuages et que la température ambiante est plus basse que la moyenne mensuelle souhaitée.


Les multiples brassages effectués sur plusieurs jours, m'ont ammené à une interrogation. Quel serait le comportement des rendus subtils du Qizhong et du "jeune théier", en théière d'argile. Je n'utilise actuellement que la porcelaine. Mais il y a possibilité d'exploration et de recherche.

jeudi 17 juin 2010

Rendez-vous sur l'île


Cela faisait un certain temps que je n'avais pas eu de nouveaux thés. A force de pondre des articles relevant de l'aspect intellectuel du thé, j'ai failli perdre la direction. Mais fort heureusement l'essentiel est resté, c'est à dire les feuilles, l'eau et le plaisir de les combiner.

En parlant d'eau, voici celle qui vient alimenter le moulin d'aujourd'hui et pour les semaines à venir : La commande de Teamaster. Pour ceux qui connaissent, allez à la photo suivante. Pour les autre c'est ici. Teamaster de son prénom Stéphane, c'est d'abord un passionné fort sympathique avec lequel j'ai eu plaisir à communiquer par mail. Ensuite ses envois sont rapides, en 4 ou 5 jours le colis arrive de Taïwan jusqu'en Europe. Pour ce qui est des thés qu'il propose, je verrais, après dégustation si j'ai envie ou l'humeur de vous en parler.

Mouai..., je pense que l'encre va couler.

D'abord les cadeaux (un petit clic sur la photo)

Ensuite l'objet de la négociation. Pour le prix de 100g, Stéphane m'a proposé 3x33g. C'est très commerçant et franchement ça aboli la frontière vendeur/acheteur. (encore un clic)

Pour finir (histoire de ne pas mourir idiot), un puer en vrac des années 70 et un wulong d'Ali Shan. Des thés réputés qui je souhaite me permettront de prendre un pied monstre. (clic-clic)

mardi 8 juin 2010

J'aime pas...


J'aime pas les thés rouges.
J'aime pas non plus le Bai Hao.
J'aime pas les feuilles peu dense qui flottent à la surface de l'infusion, dans la théière ou le zhong.
J'aime pas que ma brosse perde ses poils quand j'enduis la théière du précieux liquide.
J'aime pas l'odeur âcre de l'eau de rinçage.
J'aime pas les tiges des feuilles, mais c'est moche une feuille sans tige.

J'AIME...
J'aime les traces de tanin dans les micro-rayures de mon zhong de porcelaine.
J'aime entretenir ma théière, avec l'habitude ça devient facile.
J'aime découvrir un thé, le démystifier. J'aime chercher, mais si il faut lui courir après pour lui trouver quelque chose, j'aime pas!
J'aime mes silences _ _ _ _ _ quand je déguste le thé.

jeudi 3 juin 2010

La somme des arômes


Théière 18 cl en porcelaine faisant office de pot de réserve

C’est dans la logique des choses que vient s’inscrire une nouvelle découverte; celle du pot de réserve.

Ustensile simple qui joue le rôle de "réservoir" entre la théière et la tasse. Très pratique par exemple quand on s’adonne à la lecture. Une fois le pot rempli, l’attention du lecteur peut se diriger sur les pages du livre plutôt que sur les paramètres d’infusion.

Le petit baozhong de Thés de Chine, les puer en vrac de la maison des trois thés, tous sont passés par le pot de réserve.

C’est en infusant un Dan Cong que la découverte s’est révélée intéressante et instructive.

Zhong 10cl, 2 tasses 3 à 3.5cl, pot de réserve 18cl.

De la première à la quatrième infusion, je verse de façon égale mon zhong dans les tasses puis le reste dans le pot de réserve. Ce pot contient donc la somme aromatique de quatre infusions successives...

L’expérience à été répétée plusieurs fois avec le Feng Huan Dan Cong de Thés de Chine, puis le Hua Mi Xiang de M3T ; des thés oscillants dans la gamme de 35 Euro les 100g.

J’ai même poussé la curiosité d’offrir au pot de réserve quelques cl de plus à la deuxième infusion et quelques cl de moins à la quatrième, pour obtenir le maximum de fleuri et le meilleur du fruité.