
A peine un mois depuis l'achat de mes premiers Dan Cong.
D'abord j'ai cherché à les comparer. Rien à faire le Feng Huang Dan Cong TO419 de thés de chine n'a rien à voir avec le Hua Mi Xiang de la maison des trois thés. Au début je nommais par "agrume" ce que je trouvais dans cette catégorie, (bien réducteur).
La visite du jardin botanique de Bruxelles et à la découverte des différents magnolias à permis d'échafauder un début de cartographie olfactive. Principalement les espèces botaniques révèlent de subtiles fragrances. Mes projets se tournent maintenant vers les orchidées. Il est à noter que certaines odeurs sont relativement présentes et d'autres plus éthérées, plus "hautes".
Sur cette note haute je donne avec plaisir mes premières impressions sur la famille des Dan Cong.
Les Dan Cong que j'ai dégusté se lisent comme une partition de musique qui commence dans les notes les plus aiguës. Les fragrances les plus subtiles commencent aux premières infusions. Odeurs de fleurs. Puis au bout de la troisième infusion viennent les fruits exotiques, là on descend d'une octave. Vers la cinq-sixième c'est l'agrume qui arrive. Au bout de la sept-huitième la partition ne comporte que des silences.
Je comprend mieux pourquoi ces thés sont réputés difficiles. L'amertume guette souvent le non-averti. Pour ceux qui manque de repères olfactifs, il est facile d'être désarçonné. Quand aux différentes hauteurs que je décrit plus haut, cela demande un peu d'expérience. C'est comme avoir la possibilité de pouvoir adapter sa réceptivité sur différentes hauteurs.
Les brassages sont infusés en zhong et je m'amuse à modifier le grammage; 4 à 7 g/10cl. Je joue aussi avec des temps d'attente entre la fin de l'infusion et le port aux lèvres, afin de reposer la température, mettre forme aux goûts, aux parfums.